Le ministère togolais de la Sécurité et de la Protection civile rappelle qu’aucun agent n’est habilité à réclamer à un utilisateur un paiement qui ne correspond pas à une procédure ou à une prestation formellement établie. Pour renforcer le signalement des pratiques privilégiées de racket ou de paiements indus, les citoyens et témoins sont invités à composer gratuitement le 1014 , accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ce dispositif s’inscrit dans la politique de lutte contre la corruption, la criminalité et l’incivisme engagé par le ministère.
Olivier A.
Lomé, le 28 septembre 2026 -(© AfreePress)- Le message est sans ambiguïté. Aucun agent n’est autorisé à exiger d’un usager un paiement indu dans l’exercice de ses fonctions. Face aux sollicitations financières qui s’écarteraient des procédures officiellement établies, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile invite les citoyens à ne pas garder le silence. Le 1014 est précisément mis à disposition pour recueillir les signalements.
Dans un rappel rendu public ces derniers jours, le ministère exhorte aussi bien les victimes que les témoins de pratiques assimilables au racket à utiliser ce canal de signalement. Le numéro est gratuit et accessible 24 heures sur 24, sept jours sur sept.
Une ligne directe contre les sollicitations indues
La consigne ministérielle vise à établir une frontière nette entre les frais régulièrement prévus par une procédure administrative ou un service déterminé et toute somme réclamée en dehors du cadre légal.
Ainsi, lorsqu’un usager est confronté à une demande d’argent qui ne repose sur aucune procédure ni prestation officiellement établie, il est invité à saisir sans délai les services compétents par le 1014. Le dispositif ne s’adresse pas uniquement aux personnes directement sollicitées. Il peut aussi s’agir d’un témoin. Une précision qui élargit considérablement le champ de la vigilance citoyenne. Un fait observé, même lorsque l’observateur n’en est pas la victime directe, peut être porté à la connaissance des autorités.
Le 1014, un dispositif déjà ancien
Le numéro d’appel n’est pas une nouvelle création. Le ministère de la Sécurité l’avait officiellement mis en place en août 2019, dans le cadre de la lutte contre la corruption, la criminalité et l’incivisme. À l’époque, les autorités avaient présenté le 1014 comme un numéro d’urgence gratuit destiné notamment aux citoyens victimes de ces différents fléaux.
Sept ans plus tard, le canal demeure ainsi un instrument de signalement mobilisé dans le combat contre les comportements contraires aux règles qui encadrent l’action des agents publics.
Une démarche encadrée pour les plaintes
Le dispositif public togolais prévoit également une procédure formelle permettant à tout citoyen ou résident de signaler un incident mettant en cause un agent des forces de l’ordre ou de sécurité. Les informations demandées peuvent notamment comprendre les circonstances précises des faits, leur lieu ainsi que les éléments de preuve disponibles.
L’administration indique que les signalements sont reçus, analysés et peuvent faire l’objet d’une enquête par les services compétents. Cette architecture donne au citoyen plusieurs possibilités pour porter des faits à la connaissance des autorités, selon la nature et la gravité de la situation.
Le réflexe du signalement
À travers cette nouvelle piqûre de rappel, le ministère cherche surtout à installer un réflexe qui est d’amener chaque citoyen, face à une demande financière irrégulière, à signaler plutôt que subir ou se taire.
Le principe posé par les autorités est de faire savoir d’une prestation officielle doit obéir à une procédure identifiable et à des règles connues. Toute sollicitation qui s’en écarte peut, lorsqu’elle paraît irrégulière, être portée à l’attention des services compétents.
Dans ce dispositif, le citoyen n’est donc plus seulement destinataire d’un service public ; il devient également un acteur de la vigilance autour de son fonctionnement.
Le 1014, conçu dès 2019 comme un outil de lutte contre la corruption, la criminalité et l’incivisme, retrouve ainsi une place centrale dans la stratégie de signalement du ministère de la Sécurité.










