Lomé, le 17 avril 2026 -(©AfreePress)- Dans un communiqué officiel, l’Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED) confirme le maintien d’une inflation particulièrement modérée au Togo, consolidant ainsi la stabilité macroéconomique du pays dans un contexte international pourtant marqué par de fortes incertitudes.
Indicateur clé de convergence au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le taux d’inflation constitue un paramètre déterminant pour la surveillance multilatérale des économies membres. Fixé à un seuil maximal de 3 %, ce critère vise à préserver la valeur de la monnaie, contenir la hausse des prix et protéger le pouvoir d’achat des populations.
Au Togo, cet objectif est non seulement respecté, mais largement dépassé. Selon les dernières données publiées, le taux d’inflation s’est établi à 0,1 % en mars 2026, un niveau identique à celui observé en février, confirmant une dynamique baissière amorcée depuis décembre 2024, où il culminait encore à 2,9 %. Cette évolution traduit une désinflation progressive et maîtrisée.
Cette performance apparaît d’autant plus notable qu’elle intervient dans un environnement mondial perturbé, caractérisé par les répercussions persistantes des conflits en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, la volatilité des prix de l’énergie et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement internationales. Malgré ces chocs exogènes, le Togo parvient à contenir les pressions inflationnistes.
Les autorités attribuent cette résilience à l’efficacité des politiques publiques mises en œuvre sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. La stratégie gouvernementale, articulée autour de la feuille de route 2020-2025, a permis de déployer un ensemble de mesures ciblées visant à stabiliser les prix et soutenir les ménages.
Parmi ces mesures figurent notamment le renforcement de la production agricole, les mécanismes de régulation des prix des denrées de grande consommation, la stabilisation des prix des produits pétroliers, ainsi que des allègements fiscaux et des transferts sociaux ciblés. Ces interventions ont permis de limiter l’impact de l’inflation importée sur les consommateurs.
Plusieurs catégories de biens essentiels ont ainsi bénéficié de ces politiques de stabilisation, notamment les produits alimentaires de base (céréales, farines, huiles), les hydrocarbures, ainsi que les services essentiels tels que l’électricité et l’eau, dont les tarifs ont été maintenus à des niveaux relativement stables.
Le secteur agricole, pilier de l’économie nationale, a fait l’objet d’un appui soutenu à travers des réformes structurelles et des investissements ciblés. La mise en place des zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), la subvention des intrants, l’amélioration de l’accès au crédit et les efforts de désenclavement ont contribué à une hausse continue de la production locale, renforçant ainsi la sécurité alimentaire et limitant les tensions sur les prix.
Dans cette dynamique, le gouvernement a lancé en 2025 le Programme de modernisation de l’agriculture (ProMAT 2025-2034), qui ambitionne d’accélérer la transformation du secteur. Ce programme met l’accent sur l’amélioration de la productivité, la résilience face aux chocs climatiques, le développement des chaînes de valeur, l’accès aux marchés et la mobilisation accrue des investissements privés.
L’évolution récente des indicateurs confirme cette tendance favorable. Entre février 2025 et mars 2026, le taux d’inflation est passé de 2,8 % à 0,1 %, illustrant une décrue progressive et régulière. Parallèlement, l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC) demeure globalement stable, traduisant une maîtrise du niveau général des prix.
En définitive, la trajectoire actuelle de l’inflation au Togo témoigne d’une gestion macroéconomique rigoureuse et d’une capacité d’adaptation face aux chocs externes. Elle constitue un signal rassurant pour les investisseurs et un facteur de protection du pouvoir d’achat des ménages, dans un contexte mondial encore incertain.
Olivier A.









