Lomé, le 11 décembre 2024 – (© AfreePress)- Un atelier de vulgarisation du manuel dédié au mécanisme de gestion des plaintes pour enfants s’est tenu, lundi 9 décembre 2024 à Dapaong (600 km au nord de Lomé). Cette initiative, portée par la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) avec le soutien technique et financier de l’UNICEF, vise à renforcer la protection des droits des enfants au Togo.
L’objectif principal de cet atelier est de permettre aux acteurs de la protection de l’enfance de s’approprier ce mécanisme spécifique, conçu pour répondre aux besoins des enfants dans le traitement de leurs plaintes.
La rencontre a permis aux participants de renforcer leurs compétences sur le fonctionnement de ce mécanisme, de diffuser largement les outils de gestion des plaintes et autres instruments de protection et de promotion des droits de l’enfant et d’encourager une collaboration active avec le mécanisme pour une mise en œuvre efficace.
Ce dispositif requiert un engagement fort des participants pour assurer le suivi des recommandations du Comité des droits de l’homme, tout en veillant à l’application des politiques publiques basées sur les droits de l’enfant.
Selon Mme Aïssah-Assih Tembe Ashira, vice-présidente de la CNDH, ce mécanisme, bien qu’ élaboré et validé par les acteurs de la société civile en 2019, reste encore largement méconnu. Elle a rappelé que cette lacune avait conduit le Comité des droits de l’enfant à émettre, en 2023, une recommandation spécifique (Recommandation n°13), lors de la présentation des 5ᵉ et 6ᵉ rapports périodiques du Togo.
Cette recommandation insiste sur la nécessité pour l’État togolais d’allouer des ressources humaines, financières et techniques adéquates pour permettre à ce mécanisme de traiter efficacement les plaintes des enfants, en tenant compte de leurs besoins spécifiques. Elle met également en exergue l’importance de faire connaître ce dispositif, notamment auprès des populations rurales, des enfants en contact avec la justice, et des jeunes en situation de vulnérabilité.

« Ce manuel est encore trop peu connu, même parmi les acteurs eux-mêmes », a souligné Mme Aïssah-Assih. Cet atelier, a-t-elle ajouté, constitue une occasion de sensibiliser davantage les parties prenantes et de les familiariser avec cet outil, afin de mieux orienter et protéger les enfants ou leurs représentants.
Cette activité s’adresse principalement aux organisations de défense des droits de l’homme (ODDH) et aux structures engagées dans la protection de l’enfance au Togo, ainsi qu’aux organisations d’enfants et de jeunes. Trente participants ont été formés à la maîtrise du fonctionnement de ce mécanisme afin de renforcer leur rôle dans sa mise en œuvre.
En s’appuyant sur les recommandations du Comité des droits de l’enfant, la rencontre de Dapaong marque une étape importante dans la consolidation d’un système de protection des enfants au Togo, adapté aux besoins spécifiques des plus vulnérables.
Diblo Takini (Correspondant AfreePress, région des Savanes)









