Lomé, le 19 décembre 2025 -(©AfreePress)- Le Togo intensifie les mécanismes de gouvernance des projets agricoles PRIMA et ProMIFA, soutenus par le Fonds international de développement agricole (FIDA), afin de sécuriser leur mise en œuvre opérationnelle et de prévenir les conflits liés à l’exécution des activités sur le terrain.
Dans cette dynamique, des sessions de renforcement des capacités des comités de gestion des plaintes se déroulent jusqu’au 20 décembre 2025 dans plusieurs préfectures du pays, notamment dans la Kozah et à Tchamba. Ces rencontres visent à améliorer la prévention, l’enregistrement et le traitement des différends susceptibles de survenir au niveau local, qu’ils soient d’ordre social, foncier ou opérationnel.
Placés sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, les projets PRIMA et ProMIFA mobilisent un large éventail d’acteurs publics, communautaires et privés. Si cette approche inclusive constitue un levier essentiel pour l’atteinte des objectifs, elle comporte également des risques de tensions. Pour y répondre, un mécanisme conjoint de gestion des plaintes, structuré du niveau cantonal jusqu’au niveau central, a été mis en place conformément aux standards et exigences du FIDA.
Ces rencontres font suite à une mission conjointe PRIMA–ProMIFA, conduite fin novembre 2024, qui a évalué le fonctionnement des organes de gestion des plaintes à tous les échelons. L’analyse a révélé des insuffisances, notamment en ressources humaines, en outils techniques et dans les circuits de remontée de l’information. Les résultats de cette mission ont servi de socle à l’élaboration des modules de formation actuellement déployés.
Sur le plan financier, le ProMIFA est entré, depuis juin 2023, dans sa phase d’investissements, soutenu par un financement additionnel de 15,6 millions de dollars, approuvé par le FIDA en décembre 2022. Le projet ambitionne d’améliorer l’accès au financement agricole à l’échelle nationale, avec une cible de 50 000 ménages bénéficiaires, soit près de 300 000 personnes, à travers un mécanisme innovant de partage des risques.
Le PRIMA, quant à lui, est mis en œuvre à l’échelle régionale et se concentre sur l’intégration des marchés agricoles le long des corridors transfrontaliers reliant le Togo au Bénin, avec une perspective d’extension à d’autres pays de la sous-région.
Au total, près de 450 acteurs, issus des administrations publiques, des collectivités territoriales et des organisations communautaires, sont impliqués dans ce dispositif. Les autorités togolaises et les partenaires techniques et financiers en attendent une amélioration significative de la transparence, une réduction des conflits et la création d’un environnement plus attractif pour les investissements agricoles, dans un secteur clé pour l’emploi et la sécurité alimentaire au Togo.
Albertine A









