Lomé, le 13 mars 2024-(©AfreePress)-Dans un communiqué rendu public, mardi 12 mars 2024, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) dénonce le rejet par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des dossiers de candidature de certains de ses candidats.
« L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) constate avec réprobation que lors du dépôt des dossiers à la CENI, certaines listes de candidatures ont été rejetées au motif que les numéros de cartes d’électeur de certains candidats ne sont pas reconnus par le système d’enregistrement électronique des candidatures. Autrement dit, ces numéros sont introuvables dans la base de données du registre national des électeurs », indique le parti présidé par Jean-Pierre Fabre.
L’ANC s’étonne de la décision de la CENI et tient à rappeler que ses candidats, dont les dossiers de candidature ont été rejetés notamment dans les circonscriptions électorales d’Agoë-Nyivé, Amou, Kéran, Oti, Oti-sud, Binah, Dankpen, se sont fait enrôler à l’occasion du dernier recensement électoral et qu’ils ont obtenu des cartes d’électeurs délivrées par la CENI.
« Ce dysfonctionnement a contraint l’ANC à réaménager ses listes en procédant au remplacement des candidats dont les numéros de cartes d’électeurs n’étaient pas reconnus par le système. Ce qui naturellement est source de contrariétés et de frustrations. L’ANC déplore d’avoir à subir à son corps défendant les conséquences préjudiciables d’un recensement électoral délibérément bâclé par les organisateurs, abondamment décrié mais en vain par les partis politiques et les organisations de la société civile, et pourtant validé par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) », indique le parti.
Pour Jean-Pierre Fabre, ces insuffisances et autres dysfonctionnements relevés au cours du recensement électoral constituent des violations de la Constitution et du Code.
« Cette situation met clairement en évidence la volonté obstinée du pouvoir RPT/UNIR d’empêcher certains Togolais, en l’occurrence ceux de l’opposition, d’exercer leurs droits politiques, notamment à se porter candidats ou tout simplement à voter aux prochaines élections », relève le parti orange.
Pour garantir l’équité et la transparence des prochaines élections législatives et régionales au Togo, l’ANC invite la CENI et le gouvernement à ouvrir une concertation avec les parties prenantes afin de trouver des solutions à ces situations.
Pour Jean-Pierre Fabre, l’objectif de cette assise sera de trouver des solutions idoines aux difficultés qui entravent le bon déroulement du processus en cours et de régler consensuellement les cas de violations avérées de la Constitution et du Code électoral ».
Raphaël A.









