Lomé, le 02 novembre 2025-(©AfreePress)- Une importante opération de destruction de boissons frelatées s’est déroulée, samedi 1er novembre 2025 à Dapaong (600 km au nord de Lomé), chef-lieu de la région des Savanes. Pilotée par le gouvernorat, en collaboration avec le groupement de gendarmerie, la direction régionale de la police et la division des douanes, cette opération a permis d’anéantir plus de 12 795 litres de boissons alcoolisées impropres à la consommation.
Ces produits, composés de 391 bidons de 25 litres, 4 bidons de 5 litres et 12 fûts de 250 litres, avaient été saisis lors de diverses opérations menées sur l’ensemble du territoire régional par la Direction du 5e secteur de police, le Groupement de gendarmerie des Savanes et la Division des opérations douanières.

Selon les autorités locales, cette action s’inscrit dans le cadre de la troisième phase d’une campagne régionale de lutte contre la production, la commercialisation et la consommation des boissons frelatées. Une lutte appuyée par un arrêté ministériel interdisant la fabrication, l’importation, la vente et la détention de ces produits dangereux pour la santé publique.
Le maire de la commune de Tône 2, Momaré Sibitidja, a profité de l’occasion pour rappeler la détermination des autorités locales à endiguer ce fléau.
« Certes, certaines boissons frelatées circulent encore dans les débits, mais nous ciblons d’abord les importateurs. Ceux qui ne se conformeront pas à la loi seront poursuivis et sanctionnés », a-t-il déclaré.
L’élu local a également exhorté les populations à faire preuve de vigilance et à dénoncer toute activité commerciale illicite, notamment la distribution et la vente de boissons prohibées.

La consommation d’alcool frelaté représente, selon les autorités sanitaires, une menace sérieuse pour la santé publique, en raison des risques d’intoxication et de maladies chroniques qu’elle engendre. Elle constitue également un frein au développement économique et à la stabilité sociale.
Dans la région des Savanes, ce phénomène n’est pas nouveau. Apparue dans les années 1990 sous forme d’importations illégales, la production d’alcool frelaté s’est aujourd’hui localement industrialisée, favorisant la prolifération de kiosques, de cabarets et de maquis spécialisés. Une évolution que les autorités entendent désormais enrayer par des actions répressives et de sensibilisation.
Diblo TAKINI – Correspondant AfreePress, région des Savanes









