Lomé, le 25 avril 2025 –(©AfreePress)- Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de sécurisation de ses frontières septentrionales. Vendredi 25 avril 2025, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), en partenariat avec les États-Unis d’Amérique, a procédé au lancement officiel d’un projet de renforcement de la gestion frontalière, centré sur les postes de Mango et de Cinkassé, dans la région des Savanes.
Le projet intitulé : « Renforcement de la gestion des frontières par une coordination et un partage d’informations efficaces », ce programme vise à consolider les capacités des forces de sécurité en matière de surveillance, de coordination et de prévention dans une zone particulièrement exposée aux menaces transfrontalières.
Financé par le gouvernement américain, ce projet s’inscrit pleinement dans la dynamique de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, en lien avec le Programme d’Urgence pour la Résilience dans la région des Savanes (PURS) et l’initiative « une commune, un commissariat de police et une brigade de gendarmerie ». Il reflète une réponse concertée aux défis sécuritaires dans un contexte marqué par la montée des risques terroristes dans la sous-région.
Lors de la cérémonie de lancement à Lomé, un lot d’équipements a été remis aux unités opérationnelles déployées dans les zones frontalières. Ce matériel comprend entre autres , un véhicule de patrouille tout terrain, 6 motos tout-terrain, 10 détecteurs de métaux, 10 miroirs d’inspection, et 13 radios VHF.
Un soutien logistique qui devrait considérablement améliorer la capacité de réaction et la mobilité des forces sur le terrain.
Pour Mme Ndiaye Fatou Diallo, Cheffe de mission de l’OIM pour le Togo, le Bénin et le Ghana, ce projet incarne une volonté partagée d’agir efficacement. « Le lancement de ce projet et la remise des équipements illustrent notre engagement commun à renforcer la sécurité des zones frontalières et à améliorer la gouvernance migratoire au Togo », a-t-elle affirmé.
Dans la même dynamique, le Colonel Adikpiyi Kpatcha, représentant le ministre de la Sécurité, a salué le geste et fait savoir que ces outils logistiques sont avant tout « des catalyseurs d’efficacité et de professionnalisme pour les forces », appelant à un usage rigoureux et exemplaire de ce matériel.

Au-delà de l’aspect logistique, le projet ambitionne de renforcer la coopération entre le Togo et le Bénin, à travers un meilleur partage d’informations, une coordination fluide entre les forces et autorités, et des actions concertées face aux menaces sécuritaires et migratoires.
Mme Diallo a rappelé que cette approche intégrée permet de préserver la stabilité des États côtiers tout en favorisant une sécurité humaine respectueuse des droits fondamentaux et adaptée aux réalités du terrain.
Par cette initiative, l’OIM et les États-Unis réaffirment leur volonté d’accompagner le Togo vers une gestion frontalière moderne, efficace et durable, à la hauteur des enjeux sécuritaires actuels.
Anika A.









